Emain a écrit:
Secondat a écrit:
J'ai une idée pour faire un plan de relance de 1000 milliards d'euros en France (50% du PIB), sur 10 ans, soit 100 milliards d'euros par an.
Ce plan de relance ne bénéficiera qu'au xchômeurs et aux étudiants français, peut-être aux bénéficiaires des minima sociaux (à voir!).
Il ne conduira pas à des prélèvements libératoires supplémentaires ni aggravera les déficits publics. Au contraire, avec une relance de ce niveau, les impôts et cotisations sociales vont rentrer encore mieux, sans avoir à augmenter les taux.
Peut-être avez-vous déjà eu la même idée? Je serais heureux d'échanger sur ce sujet ...
Dégager 100MM€/an ( > 5% du PIB) avec ou sans augmentation des PO en France me parait impossible.
Et une mesure de relance en faveur des "chômeurs et aux étudiants français, peut-être aux bénéficiaires des minima sociaux" augmenterait les importations donc risquerait de diminuer le PIB. Ce qui agraverait les déficits publics.
Il est assez symptomatique de l'état d'esprit ambiant qu'on ne puisse imaginer une relance économique volontariste et forte (en effet, une croissance de 5% par an pendant 10 ans n'est pas chose négligeable), sans que ce soit l'État qui soit à la manoeuvre. Et inévitablement on en vient à un passage obligatoire par les budgets publics, et je concède qu'effectivement dans un tel cas on n'évite pas le recours aux prélèvements obligatoires ou à l'endettement. Ce n'est pas comme cela que je vois les choses ...
Quant à l'augmentation des importations, il faudrait faire tourner les modèles macroéconomiques. D'un côté il y a l'augmentation de la consommation des bénéficiaires, comportant inévitablement une part de produits importés, mais d'un autre côté ces 1000 milliards seront gagés sur des ressources qui ne seront dès lors pas employées à des types de consommation, ayant elles-mêmes leurs parts d'importation (probablement supérieures aux premières).
Quant aux déficits publics, les économistes estiment que toute croissance en volume de plus de 2% (soit moins que les 5% visés) permet d'équilibrer voire de résorber les comptes publics et sociaux.