Marine Le Pen déboutée sur les parrainages, c'est "la logique juridique"
afp.com/Joel Saget
Le Conseil constitutionnel a tranché. La règle des 500 parrainages rendus publics ne changera pas, contrairement à ce que demandait le FN. Quelques liens pour comprendre les enjeux de cette décision.
Le Conseil constitutionnel a débouté Marine Le Pen. Il a décidé ce mardi que la règle imposant de rendre publics les 500 parrainages d'élus nécessaires pour concourir à la présidentielle était toujours valable. La candidate FN dénonce depuis longtemps cette règle, qui selon, elle, lui fait perdre des parrainages.
Existe-t-il un recours pour Marine Le Pen?
Non, sauf si l'on envisage une réforme. "Objectivement, je ne vois pas bien pourquoi on en ferait une à ce sujet", estime Dominique Chagnollaud, président du cercle des constitutionnalistes. Pour lui, la décision du Conseil constitutionnel est "parfaitement conforme à la jurisprudence" et "à la logique juridique". Quelle solution envisagerait-il alors? "Le plus simple serait de diminuer légèrement le nombre de parrainages, en passant à 400 ou 450". Le constitutionnaliste rappelle aussi qu'il n'existe pas de preuve des difficultés de la candidate pour se faire parrainer...
Pourquoi la règle des 500 signatures décourage-t-elle certains maires à parrainer le FN?
En 2007, le maire de la petite commune du Jardin, en Corrèze, donne sa signature à Jean-Marie Le Pen. René Peyron n'est "pas du tout FN" mais a fait ce choix "pour la démocratie". Les conséquences? Une atmosphère "pesante" lorsque cela s'est su. "Au final, ça m'a fait perdre un conseiller municipal", déplore-t-il.
Combien de signatures la candidate a-t-elle déjà réuni?
A qui profiterait l'absence de Marine Le Pen si elle n'obtenait pas ses 500 parrainages?
A Nicolas Sarkozy, d'abord, puis à François Bayrou, selon un sondage Ipsos, en partenariat avec Le Monde, Radio France et France Télévisions. Sur 100 électeurs ayant l'intention de voter FN, 23 reporteraient leur choix sur le président-candidat. Mais pour 61% des personnes interrogées, l'absence du FN dans la course présidentielle "ne serait pas une bonne chose pour la démocratie".