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MessagePublié: 20 Fév 2012, 00:23 
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http://www.placeaupeuple2012.fr/ep-12-e ... de-classe/

Jean-Luc Mélenchon se rend à Amiens afin de soutenir Xavier Mathieu, l’ex Conti poursuivit pour avoir refusé un prélèvement ADN dans le cadre de l’enquête sur le saccage de la sous préfecture de Compiègne. On comprend que ce combat n’est pas simplement celui d’un homme, mais celui du refus de la résignation, du maintien du droit de lutte syndicale.


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MessagePublié: 20 Fév 2012, 13:40 
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i>TELE et OWNI lancent le "Véritomètre", une application web permettant à tous de vérifier, au quotidien, la parole politique des candidats à la présidentielle. Le citoyen n'est pas condamné à assister, passif, au petit théâtre des batailles politiques. Il peut aussi participer.

Le citoyen, qui est un être sensible, éduqué, un peu idéaliste et pas cynique pour un sou, connaît deux moyens sûrs pour arrêter son choix au moment d’élire celui ou celle qui le représentera au plus haut niveau de l’État.

Le premier, sans doute le plus sensé, est de déchiffrer avec attention le programme politique diffusé par l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle (soit une petite vingtaine aujourd’hui), et de confronter ces lectures avec son bon sens, son entendement, ses convictions et sa vision de la chose publique. Le deuxième moyen, moins subjectif – mais toutefois fort compatible avec le premier, c’est donc celui qui aura notre préférence – consiste à écouter chaque candidat(e) durant la campagne pour vérifier scrupuleusement la fiabilité des propos tenus lors de ses allocutions.


Lire la suite : http://owni.fr/2012/02/16/veritometre-f ... dentielle/
A ce jour :
1. Jean-Luc Mélenchon : 72%
2. François Hollande : 68%
3. Eva Joly : 62%
4. François Bayrou : 61%
5. Nicolas Sarkozy : 60%
6. Marine Le Pen : 34%


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MessagePublié: 21 Fév 2012, 20:38 
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Comment surmonter la crise de la dette publique ?

En sus de la « bonne dette », il peut donc exister une « dette excessive ». Celle-là doit être apurée, et, pour savoir comment procéder, il faut déterminer l’origine de cet excès, qui en a profité et quels sont les moyens efficaces et équitables pour effacer l’excès. Par exemple, avant la crise de 2008, on l’a vu, une large part du gonflement des déficits et de la dette publique est due à la dépense fiscale en faveur des détenteurs du capital et des plus hauts revenus. La fonction d’un Etat au service de l’intérêt général ne peut pas être de vider les caisses publiques pour enrichir les riches en pure perte pour la collectivité. A moins que cette politique ne soit ratifiée par un référendum populaire, la dette publique qu’elle a engendrée peut être considéré comme « illégitime », quoique « légale ». La collectivité n’a pas à assumer une dette publique qui ne sert qu’un intérêt privé. Les représentants du peuple sont donc fondés à prélever auprès des bénéficiaires de la dépense fiscale les sommes nécessaires au remboursement de la dette en question.

Par conséquent, dans le règlement de la crise actuelle des finances publiques, on doit faire la part de la dette légitime qui devra être assumée par les Etats, et la part de la dette illégitime qui devra être assumée par ceux qui en ont tiré profit. Cette dernière part n’est certainement pas négligeable. L’explosion des dettes publiques à partir de 2008 est en premier lieu l’effet d’une crise financière provoquée par les excès spéculatifs des banquiers et des fonds d’investissement. Ces derniers sont responsables 1) d’une récession qui a considérablement amputé les ressources fiscales ; 2) des plans de sauvetage dont ils ont bénéficié et qui ont accru les charges publiques ; 3) des attaques spéculatives lancées contre les titres de la dette publique depuis 2009. Autant dire que la totalité de la dette publique supplémentaire accumulée depuis 2008 n’est pas imputable à un choix des pays dûment approuvé par le vote des citoyens ou de leur représentant mandatés à cet effet. Une part de ce fardeau peut donc légitimement être remise à la charge des vrais responsables par l’annulation partielle de la dette publique détenue par des établissements financiers et par des prélèvements fiscaux exceptionnels éventuellement échelonnés sur plusieurs années.

Enfin, une part de la dette excessive peut être effacée par la création monétaire directe de la banque centrale (on parle alors de « monétisation » de la dette). Cette solution est aujourd’hui systématiquement rejetée au nom d’une doctrine fausse (le monétarisme) selon laquelle toute création monétaire supplémentaire entraîne la hausse des prix. Cela n’est vrai que dans le seul cas où l’économie est au plein emploi et ne peut plus accroître la production. En revanche, en période de récession et de chômage élevé, l’augmentation de la masse monétaire peut avoir un effet partagé entre une inflation modérée et des effets réels positifs sur l’activité et l’emploi. Un rachat de dette publique par la banque centrale peut donc exercer un double effet bénéfique en allégeant la charge des finances publiques et en stimulant le crédit intérieur. Il faut toutefois s’assurer que les liquidités récupérées par les banques en échange des obligations publiques soient intégralement réinjectées dans les crédits à l’économie.

Face à la crise des finances publiques, un pays doit donc commencer par faire l’inventaire précis qui distingue la dette normale, légitime et soutenable qui doit être remboursée et sera remboursable, la dette excessive mais légitime qui peut être rachetée par la banque centrale, et la dette excessive et illégitime qui sera soit annulée, soit remise à la charge de ceux qui en ont été les bénéficiaires.

Il ne suffit pas de sortir d’une crise de surendettement. Il faut ensuite assurer un financement pérenne des biens publics par un système fiscal efficace et progressif, par des emprunts auprès des agents résidents (ménages, banques nationales et banques publiques). Si des gouvernements surendettés retardent le moment fatal où ils devront cesser de payer leurs dettes, c’est qu’ils redoutent de se voir ensuite refuser tout financement sur le marché international. En revanche, le Japon, avec une dette publique équivalente à 200% du PIB, n’a aucun souci ave des bailleurs de fonds ou des spéculateurs étrangers : sa dette est presque intégralement détenue par des investisseurs japonais.

Au total, pour surmonter la crise financière dans la zone euro, l’UE, ou à défaut chaque pays qui le souhaite, devrait : refonder le système bancaire public, éliminer une part du stock de la dette publique, renationaliser le financement de la dette publique, et soutenir l’activité et l’emploi pour compenser le choc dépressif engendré par la crise financière et l’accumulation imbécile des plans de rigueur.

Refonder le système bancaire public

Constitution d’un pôle public bancaire. Ce dernier met en place une politique sélective du crédit qui soutient les priorités publiques (financement des biens publics, de l’aménagement du territoire, des énergies nouvelles, de la reconversion écologique de l’habitat, de l’économie sociale et solidaire, etc.)
Réforme de la banque centrale, de ses objectifs et instruments. Celle-ci doit chercher conjointement à favoriser le progrès des activités socialement utiles, le plein emploi, la stabilité des prix, la sécurité financière interne et internationale. Elle peut concourir au financement direct de l’Etat (une tranche plafonnée d’avances directes mobilisables à la discrétion du gouvernement ; plus une tranche exceptionnelle mobilisable par le vote d’une loi).



Eliminer une part du stock de la dette publique

Annulation partielle et renégociation de la dette par les Etats surendettés (restructuration).
Rachat d’une partie de la dette publique excessive par les banques publiques et la banque centrale (monétisation).
Prélèvement exceptionnel sur le patrimoine des plus riches, affecté au rachat d’une fraction de dette excessive.



Renationaliser le financement de la dette publique

Emission des titres de la dette publique exclusivement auprès d’investisseurs résidents dans la zone euro ou dans le pays émetteur. Cela met le pays à l’abri des pressions du marché mondial des capitaux.
Obligation minimale de détention d’obligations publiques par les banques et les fonds d’investissement résidents. Si nécessaire, les grandes entreprises et les particuliers détenteurs d’un portefeuille de placements financiers peuvent se voir imposer, au-delà d’un certain seuil, la détention d’un pourcentage minimal de titres publics. Cela a pour double effet bénéfique de garantir le placement des titres publics et de sécuriser l’actif des institutions concernées.
Pour mémoire, l’ensemble des mesures contre la spéculation (cf. section précédente) implique que les finances publiques sont désormais à l’abri de toute pression spéculative d’un quelconque marché.



Relancer l’activité et l’emploi

Grâce aux mesures précédentes (notamment la monétisation et la restructuration), le pays est immédiatement libéré du fardeau de la dette ; il peut alors engager une sortie de crise qui ne repose plus sur une rigueur inutile, mais sur les instruments suivants :

Hausse des bas salaires.
Investissements publics écologiques et sociaux.
Politique sélective du crédit menée par les banques publiques en coordination avec les banques mutuelles et coopératives. Celles-ci financent à taux réduits des activités d’intérêt public : logement social, énergies renouvelables, reconversion vers une agriculture durable, associations, coopératives.
Création d’emplois publics dans tous les services publics sinistrés (justice, éducation, hôpitaux publics, inspection du travail, service public de l’emploi, etc.).
Le développement des services publics et également conforté par la fermeture des secteurs concernés à la libre concurrence, la nationalisation ou la mise en régie municipale de l’énergie, de la distribution de l’eau, des transports collectifs, etc.
Création directe d’emplois privés par l’institution des normes minimales d’emplois dans les services non délocalisables (personnels de conseil dans la grande distribution, limitation du recours aux automates et aux serveurs vocaux, personnel d’accueil dans les stations-service, etc.).

Jacques Généreux (économiste, professeur à Sciences-Po., maitre de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris) – Nous, on peut ! – Edition du Seuil – p.96-101


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MessagePublié: 25 Fév 2012, 11:29 
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Mardi après-midi, l'UMP a décidé de faire adopter à l'Assemblée Nationale le Mécanisme Européen de Stabilité, le premier de ses nouveaux traités européens. Certains nous disent que ce MES n'hypothèque en rien notre avenir, qu'il n'est qu'une mesure technique voire de « solidarité » en direction de nos voisins européens. Ils se dérobent en nous expliquant que c'est le deuxième traité (et sa fameuse « règle d'or ») qui est criticable, justifiant par là leur abstention. Ce n'est pas vrai. Le MES veut enfermer les pays en difficulté dans le carcan de l'austérité, à l'instar de l'agonie imposée au peuple grec. Pour bénéficier de l'aide européenne, les Etats devront en effet accepter des plans d'ajustement et ratifier ce traité budgétaire dont le texte finalisé n'est pas connu. Soutenir ou laisser passer le MES, c'est donc rentrer dans la logique des marchés et confier notre souveraineté à la Commission européenne, à la BCE et au FMI !

Lundi, dans une tribune publiée dans Libération, Jean Luc Mélenchon appelait les parlementaires et la gauche à s'opposer ensemble à ce coup de force. Il appelait le Président Sarkozy qui se fait désormais le chantre du « dialogue direct » avec le peuple - on pourrait plutôt dire qui reste le roi de la démagogie- de commencer à consulter les Français sur ces traités avant tout autre référendum.

Aujourd'hui nous le savons: l'abstention majoritaire du PS - malgré quelques voix socialistes et radicales qui se sont opposés au projet - a participé à l'adoption du traité. Cette décision du groupe PS divise la gauche. Elle va à l'encontre des exigences populaires et du mouvement social. Elle contredit toute politique dont l'objectif prioritaire serait la lutte contre l'hyper financiarisation! Quand on prétend lutter contre les marchés, on ne vote pas le MES!

Le 28 février, ce sera au tour du Sénat de délibérer sur le sujet. Cette Assemblée qui a basculé à gauche à l'automne, a le pouvoir de repousser ce texte et faire échouer cette mécanique infernale en repoussant la décision à l'après-élection. Nous avons quelques jours encore pour discuter, faire savoir ce qui est en train de se jouer au Parlement et convaincre à gauche pour battre la droite et renvoyer Sarko Merkel à leurs chers traités. Le 28 février la gauche doit dire NON au MES. Et le 22 avril, dire NON au traité Merkozy, à l'austérité, ce sera voter Jean Luc Mélenchon !


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MessagePublié: 25 Fév 2012, 11:47 
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Grèce: une autre gauche est possible

Un sondage sème la panique au sommet de l'Europe: la Grèce est en train de basculer à gauche. Totalement révoltés par les conditions imposées par l'Europe, les Grecs sont en train de renverser la table. Ils délaissent les partis politiques traditionnels qui ont voté le programme d'austérité au Parlement pour aller vers les partis qui refusent l'accord européen. Selon un sondage du 15 février, le parti de la gauche démocratique fait une percée spectaculaire, à 18 %. A ses côtés, le parti communiste grec (KKE) et la coalition de gauche radicale (Syriza) sont à respectivement 12 % et 12,5 %. Au total, ces trois partis de gauche, qui ont refusé de cautionner le programme de la Troïka, recueillent 42,5 %. En face, la nouvelle démocratie (droite) stagne avec 31 %, tandis que le Pasok (socialiste) s'effondre avec moins de 8 %. Conséquence, la grande démocrate Angela Merkel est intervenue auprès du gouvernement grec pour faire repousser les élections législatives prévus en avril… aux calendes grecques, cela va de soi.


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MessagePublié: 25 Fév 2012, 11:57 
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n1n3yard5 a écrit:
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Tornate all'Antico, sara un progresso.
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J’entends l’alouette chanter…


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MessagePublié: 25 Fév 2012, 12:47 
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« Notre abstention est dynamique, offensive. Le vote non aurait donné l’impression de ne rien décider » a lancé Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS, dans une surenchère avec Pierre Dac. Hélas non, c’est une abstention de capitulation déplorable. Car recommencée au Sénat le 28 février prochain, elle signifierait que le PS renoncer à bloquer ce texte. Il aurait pu en votant non dans la Seconde Chambre où la gauche est désormais majoritaire contraindre Sarkozy à recourir au referendum. Ou plus probablement, il l’aurait forcé à laisser la ratification entre les mains de la majorité parlementaire qui sera élue dans quelques mois.

L’abstention des socialistes est lamentable car elle divise la gauche. Front de Gauche et Verts ont fait le choix du « non » qui aurait dû rassembler la gauche. Ce vote déconsidère enfin totalement les promesses de renégociation avancées par le candidat Hollande. Comment demander la renégociation d’un traité ratifié par son propre pays lorsqu’on ne s’y est même pas opposé ! Comment assumer un bras de fer sur les traités imposés par la finance quand on veut d’abord rassurer les marchés financiers et leurs agences de notation ?

Le PS prétend vouloir renégocier uniquement le traité budgétaire, qui fait obligation aux Etats de constitutionnaliser une « règle d’or ». Ce second texte n’est pas encore finalisé. Ce sera l’objet du sommet européen du 1er mars. C’est donc la prochaine majorité qui aura à le ratifier ou à le rejeter. Mais il est validé par avance dans le MES puisque que ce dernier fait obligation aux Etats qui en appellent à « l’aide » de ce dispositif d’avoir ratifié ce carcan budgétaire punitif et antidémocratique. « Je ne peux pas revenir sur la parole de la France » expliquerait sans doute un Hollande élu président de la République pour justifier l’acceptation du traité budgétaire, éventuellement assorti d’un ajout cosmétique et proclamatoire en faveur de la relance. N’est-ce pas ce que fit en son temps Lionel Jospin sur le traité d’Amsterdam, avalé tout rond quelques semaines après la victoire de la gauche malgré des promesses de campagne autrement plus précises.

Conscients de cette situation, un petit groupe d’une vingtaine de députés socialistes a rompu les rangs pour voter « non » comme les y avait invité Jean-Luc Mélenchon. Leur décision doit être saluée. En 2005, nous avons vu que le peuple français donnait parfois raison à ceux qui avaient ce courage. En 2012 ils pourront le faire en votant pour le Front de Gauche, seule force politique qui s’engage à remettre en cause ces traités et à organiser un referendum pour faire prévaloir la volonté du peuple.

http://www.placeaupeuple2012.fr/triste-vote/


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MessagePublié: 25 Fév 2012, 17:24 
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Faut-il sortir de l’euro ? Comment s’affranchir de l’eurolibéralisme sans sortir de l’Union européenne ?


Constat :


L’union monétaire n’est pas aujourd’hui l’instrument de coopération qui renforce la capacité des peuples à surmonter les crises et à progresser de concert.
Dans ce contexte, il y a une montée légitime d’une protestation contre le fonctionnement de l’union monétaire.
Jusqu’en 2008, la BCE a mené une politique monétaire excessivement rigoureuse, source de sous-activité et de chômage, et responsable d’une surévaluation de l’euro qui pénalise gravement l’économie française comme celle des autres pays du sud de l’Europe.
La zone euro est actuellement une zone de désunion des peuples, qui dressent les travailleurs les uns contre les autres, rogne leur pouvoir d’achat, restreints leurs droits sociaux et dégrade leur services publics.
En 2008, lorsqu’est survenue la crise financière internationale et à sa suite la crise des dettes publiques, l’union monétaire n’a pas servi à protéger les pays des spéculateurs sur le marché des obligations. Au lieu de jouer un rôle protecteur, l’UE a imposé de faire payer la crise aux travailleurs en conditionnant le soutien financier à des cures d’austérité inefficaces.
Le pacte Euro-plus et le MES confirme l’automatisation de ces mécanismes d’ajustement structurel en cas de besoin de solidarité (aide financière).

Voilà l’ensemble des arguments qu’utilisent les partisans d’une sortie de l’euro, arguments qui sont totalement justes dans leur ensemble mais qui sont une résultante non pas de la monnaie commune mais des politiques associées à cette monnaie.


Choix possibles largement diffusés :


Rester dans la zone euro en se soumettant au carcan des politiques néolibérales.
Sortir de la zone euro.

Choix possible moins connu :


Transformation profonde de la zone euro.
Stopper l’utilisation de cet outil en tant que régression économique et social.

Ne pas confondre la monnaie (l’euro) et la politique mise en œuvre (capitalisme financiarisé et politiques néolibérales). Le retour à une monnaie nationale n’est pas une condition nécessaire au changement de politique mais elle n’est pas non plus liée à un changement radical de politique monétaire.


Précisions :


L’orientation de la politique monétaire n’est pas imputable à l’existence ou non d’une monnaie unique ; elle est imputable aux statuts de la banque centrale et à l’orientation idéologique de ses dirigeants (choisis par les gouvernements).
La crise de la dette publique européenne et les difficultés pour l’affronter n’ont rien à voir avec l’euro ; elles sont imputables à la libre circulation des capitaux avec le reste du monde, aux statuts de la BCE interdisant les concours directs aux besoins de financement publics, et aux politiques délibérées des gouvernements européens.
Avec ou sans euro, quelque soit le système monétaire, la déréglementation financière produit les même crises, et la volonté politique des gouvernements néolibéraux produit toujours la même stratégie d’ajustement de régression sociale.
Plus fondamentalement, la crise de la zone euro – indissociable de la crise financière internationale ouverte en 2008 – est un sous-produit du développement du capitalisme financiarisé, c’est-à-dire des pleins pouvoirs donnés aux gestionnaires de capitaux pour imposer leur volonté aux entreprises comme aux salariés, pour développement n’importe quel type de spéculation, pour bouleverser la répartition des revenus au seul avantages des plus riches.
L’exposition des banques aux produits financiers toxiques américains ne vient pas de l’euro mais d’une réglementation bancaire déficiente, et de la libre circulation des capitaux. Le maintien d’une monnaie nationale au Royaume-Uni n’a pas immunisé les banques anglaises contre l’exposition à la crise des subprimes.
Le retour à une monnaie nationale redonne automatiquement au pays la maîtrise des deux instruments perdus avec l’adhésion au traité de Maastricht : la possibilité d’agir sur le taux de change et donc de dévaluer la monnaie : la faculté de mener une politique monétaire strictement nationale. L’argument le plus fort en faveur de l’euro est assurément lié à la possibilité de dévaluer pour corriger ainsi un déficit de compétitivité. Plusieurs choses :
La longue expérience française des dévaluations compétitives (1950 – 1980) montre l’efficacité hasardeuse d’une telle stratégie. Cela commence toujours par alourdir la factures des importations incompressible à court terme, et ce, bien avant que l’effet stimulant sur les exportations se fasse sentir. La dévaluation ne corrige qu’un écart « compétitivité-prix », elle a peu d’effet sur un défaut de « compétitivité structurelle » ; en outre son éventuel effet bénéfique pour un pays suppose que les partenaires commerciaux de ce dernier ne dévaluent pas à leur tour ni ne prennent aucune mesure de rétorsion.
La France étant l’un des piliers de la zone euro (de part son PIB et sa situation géographique), une sortie de l’euro pourrait conduire à un éclatement de la zone euro. Cet éclatement pourrait conduire à une série de dévaluations qui affaibliraient le gain effectif de chaque pays et attiseraient leur rivalité. Si les pays européens accablés par le carcan néolibéral optent pour la sortie de l’euro, l’Europe risque de s’enliser plus avant dans la logique de guerre commerciale dont elle souffre déjà.
Le second argument est de penser que seul le retour à une monnaie nationale permet de retrouver une politique de crédit autonome. L’attraction spontanée exercée par cet argument vient de l’ignorance des mécanismes élémentaires de la création monétaire, et plus particulièrement d’une croyance erronée selon laquelle ce serait la banque centrale qui détiendrait le pouvoir de créer la monnaie. Or, en réalité, ce sont les banques ordinaires qui créent la monnaie en octroyant des crédits, par un simple jeu d’écritures (monnaie scripturale). Voir cette petite vidéo pour en savoir plus http://www.youtube.com/watch?v=ZE8xBzcLYRs. Dans ce système, les banques publiques ont le même pouvoir de création monétaire que n’importe quel banque privée, mais peuvent orienter leurs crédits vers des priorités définies par le gouvernement national, et ce, à des conditions plus avantageuses (du seul fait qu’elles n’ont pas besoin de prélever un profit à la charge des débiteurs). Les dernières banques ordinaires publiques ont été privatisées en 1999 en France lorsque DSK était au pouvoir.
En l’état actuel des choses, il est totalement illusoire d’espérer une réorientation radicale des politiques et des institutions européennes si l’on se contente d’attendre que tous nos partenaires soient disposés à engager une renégociation des traités. C’est pourtant la stratégie du PSOE (sociaux-démocrates et sociaux-libéraux).

Solutions :


Plus haut degré de solidarité budgétaire entre les Etats membres, et un budget européen plus important, en en sorte de pouvoir corriger les divergences structurelles et les chocs conjoncturels asymétriques qui affectent les Etats membres ;
Liberté pour chaque Etat de compenser un choc conjoncturel par le niveau de déficit public adéquat ;
Nouveau statut de la BCE lui assignant d’œuvrer au soutien de l’activité et de l’emploi avec une inflation soutenable, et dirigée par un directoire évalué par et responsable devant le Conseil européen et le Parlement européen ; Faire preuve de déterminisme au sein du gouvernement français afin de reprendre partiellement le contrôle public de la création monétaire interne, et face au risque que d’autres pays (Espagne, Portugal et Grèce notamment) suivent, il est probable que la Commission Européenne, l’Allemagne et la BCE proposent de renégocier les statuts de la BCE ;
Mécanismes d’harmonisation des politiques fiscales et sociales visant à protéger les Etats membres contre tout dumping fiscal ou social, ou, mieux encore, engageant un processus de convergence des pays les moins avancés vers des standards plus élevés en matière de droits sociaux, de salaire minimum et de protection sociale ;
Contrôle des mouvements de capitaux vers les pays non-membres de l’UE ;
Création d’un pôle public bancaire afin de réorienter la politique du crédit ;
Affranchissement unilatéral des règles européennes qui imposent aux politiques un carcan néolibéral (Traité de Lisbonne) via l’invocation du Compromis de Luxembourg. Pour faire court, le gouvernement français peut exiger des clauses d’exception pour une liste déterminée de dispositions qui empêchent la mise en œuvre du programme validé par les élections nationales. Cela reste un coup de force politique qui peut naturellement susciter une très forte résistance des gouvernements les plus attachés à l’actuel fonctionnement antisocial et anti-démocratique de la zone euro (notamment les gouvernements de l’Allemagne et des Pays-Bas). Cela étant, le rapport de force est défavorable à ceux qui ont le plus à perdre à l’éclatement de la zone euro (Allemagne) et favorable à ceux qui sont disposés à assumer cet éclatement s’il apparaît inéluctable. Le gouvernement doit donc se tenir prêt à revenir à une monnaie nationale si nécessaire, et le faire savoir. Il doit préciser qu’il ne sacralise aucun système monétaire particulier et qu’il n’a qu’un seul principe absolu : le respect de la souveraineté populaire qui l’oblige à mener les politiques publiques progressistes exigées par le suffrage universel.

Cette union monétaire ainsi refondée renforcerait la solidarité des Européens, l’activité et l’emploi, tout en mettant les Etats membres à l’abri de toute pression des spéculateurs sur les marchés financiers. Cette union monétaire aurait pu voir le jour à la fin des années 1990 lorsque les sociaux-démocrates et les socialistes gouvernaient l’Union Européenne (13 pays sur 15). Malheureusement, ils ont validé la tournure néolibérale en votant pour le Traité d’Amsterdam, en acceptant l’élargissement de l’UE sans mécanismes de convergence sociale et fiscale, ont confirmé à nouveau leur soutien à cette orientation lors de la ratification du Traité de Lisbonne en 2007, copie conforme du TCE (2005) et en s’abstenant de voter (plutôt qu’en s’opposant) au Mécanisme Européen de Stabilité (MES) en 2012.


En clair, la crise financière en Europe est l’effet d’un système économique et de politiques gouvernementales qui produisent les même effets avec ou sans euro. L’euro ne nous protège pas contre ce système ni contre ces politiques, pas plus que ne le feraient le franc, ou l’écu, ou n’importe quel autre monnaie.


Pour aller plus loin :


http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... _3232.html
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet ... 2-22-Dette
http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... _3232.html
http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/SAPIR/16882
http://www.liberation.fr/economie/01012 ... -la-guerre
http://blog.mondediplo.net/2011-06-13-Q ... ialisation


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MessagePublié: 26 Fév 2012, 11:33 
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Voir les socialistes s'abstenir sur une question aussi essentielle que la souveraineté budgétaire et les garanties que la France se doit d'apporter au nom de l'exigence européenne a de quoi inquiéter. En effet, si la droite est cohérente d'approuver un tel mécanisme qui reste en ligne avec les orientations que le Président candidat propose, les socialistes qui prétendent renégocier ne sont pas capable de défendre la souveraineté budgétaire qui fut jadis le fondement de l'existence même de la représentation nationale. Ne pas refuser l'impôt forcé et se priver de la possibilité de débattre des questions budgétaires relève d'une malhonnêteté intellectuelle qui décrédibilise les socialistes.


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MessagePublié: 27 Fév 2012, 02:07 
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Après le topic avec machinbidule qui mettait ses miracles du coran, voici trumuche qui lui nous met ses miracles de Mélanchon. C'est dans la même veine, me direz-vous...

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Léon Daudet


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MessagePublié: 28 Fév 2012, 22:39 
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http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3227

L’Europe, malade de l’austérité, par Paul Krugman

Citer:
« De quoi souffre l ’Europe ? En vérité, le problème est essentiellement monétaire. En introduisant une monnaie unique sans disposer des institutions nécessaires pour lui permettre de fonctionner, l’Europe a en fait recréé les vices de l’étalon-or - vices qui ont joué un rôle majeur dans l’apparition et la prolongation de la Grande Dépression. » Le prix Nobel Paul Krugman met en garde ses compatriotes contre les politiques « cruelles et destructrices » appliquées en Europe.


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MessagePublié: 28 Fév 2012, 22:58 
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http://www.rezocitoyen.org/Qui-sauve-qu ... rance.html

Qui sauve qui ? (chronique France Culture)

Citer:
Cette tribune parue dans Libération le 21 février dernier pose ce constat : « le but ne saurait être le « sauvetage » de la Grèce : sur ce point, tous les économistes dignes de ce nom sont d’accord. Il s’agit de gagner du temps pour sauver les créanciers tout en menant le pays à une faillite différée. Il s’agit surtout de faire de la Grèce le laboratoire d’un changement social qui, dans un deuxième temps, se généralisera à toute l’Europe. Le modèle expérimenté sur les Grecs est celui d’une société sans services publics, où les écoles, les hôpitaux et les dispensaires tombent en ruine, où la santé devient le privilège des riches, où les populations vulnérables sont vouées à une élimination programmée, tandis que ceux qui travaillent encore sont condamnés aux formes extrêmes de la paupérisation et de la précarisation ». Le texte montre ensuite que c’est l’austérité qui produit les déficits, alors que c’est au nom de la dette à réduire que les plans de rigueur sont mis en œuvre.


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MessagePublié: 01 Mars 2012, 00:13 
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MARDI 6 MARS :
Présidentielles 2012 : grand débat Transport avec Pascale Le Néouannic à Paris (75008)
Rassemblement "Femmes en lutte" devant l'Assemblée Nationale à Paris (75007)

MERCREDI 7 MARS
Jean-Luc Mélenchon à la soirée "Féministes en mouvements" à La Cigale à Paris (75018)

DU 9 AU 11 MARS
Rassemblement sur les terres nourricières de Notre-Dame des Landes à Notre-Dame des Landes (44)

SAMEDI 10 MARS
Manifestation pour le droit au logement et contre la reprise des expulsions

DIMANCHE 11 MARS
Chaine humaine contre le nucléaire de Lyon (69) à Avignon (84)

DIMANCHE 18 MARS
Marche du Front de Gauche : Reprenons la Bastille pour une 6ème République


Meetings du Front de Gauche avec Jean-Luc Mélenchon (dates prévues à ce jour)

6 MARS à Rouen (76)
14 MARS à Clermont-Fd (63)
29 MARS à Lille (59)
3 AVRIL à Vierzon (18)
4 AVRIL à Limoges (87)
5 AVRIL à Toulouse (31)
en AVRIL à Marseille (13)
19 AVRIL à Paris (75)

Autres Meetings du Front de Gauche

4 MARS à Saint-Barthélémy d’Anjou (49) avec Laurence Sauvage
5 MARS à Montauban (82) avec Eric Coquerel
6 MARS à Cahors (46) avec Eric Coquerel
6 MARS à Chinon (37) avec Mathieu Agostini
9 MARS à Sartrouville (78) avec Martine Billard
9 MARS à Albi (81) avec Pascale Le Néouannic
13 MARS à Orléans (45) avec Martine Billard
13 MARS à Rodez (12) avec Alexis Corbière
15 MARS à Laval (53) avec Martine Billard
15 MARS à Nanterre (92) avec François Delapierre
16 MARS à Périgueux (24) avec Eric Coquerel
16 MARS à Blois (41) avec Alexis Corbière
16 MARS à Châtellerault (86) avec Laurence Sauvage
16 MARS à Poitiers (86) avec Jacques Généreux
17 MARS à Bordeaux (33) avec Eric Coquerel
19 MARS à Chalon-sur-Saône (71) avec Corinne Morel-Darleux
20 MARS à Nevers (58) avec Martine Billard
22 MARS à Caen (14) avec Marc Dolez
22 MARS à Foix (09) avec Eric Coquerel
23 MARS à La Ciotat (13) avec Elisa Martin
28 MARS à Mulhouse (68) avec Alexis Corbière
28 MARS à Soisson (02) avec Martine Billard
28 MARS à Alençon (61) avec Pascale Le Néouannic
28 MARS à Champhol (28) avec Laurence Sauvage
30 MARS à Châteauroux (36) avec Eric Coquerel
3 AVRIL au Puy-en-Velay (43) avec Raquel Garrido
3 AVRIL à Reims (51) avec Pascale Le Néouannic
3 AVRIL à Clamart (92) avec François Delapierre
4 AVRIL à Clichy-la-Garenne (92) avec Martine Billard
6 AVRIL à Mayenne (53) avec Jacques Généreux
6 AVRIL à Saint-Dizier (52) avec Alexis Corbière
6 AVRIL à La Roche-sur-Yon (85) avec Pascale Le Néouannic
10 AVRIL à Lorient (56) avec Martine Billard
11 AVRIL à Tours (37) avec Raquel Garrido
13 AVRIL en Val d’Oise (95) avec Danielle Simonnet
18 AVRIL à Saint-Lô (50) avec Eric Coquerel
20 AVRIL à La Rochelle (17) avec Jacques Généreux


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MessagePublié: 01 Mars 2012, 00:25 
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http://www.lepartidegauche.fr/editos/ac ... nsabilites

Contre le mécanisme de stabilité européen, le Président du Sénat doit prendre ses responsabilités

Citer:
Le Sénat vient d'adopter la modification du traité de Lisbonne et l'institution du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) grâce à l'abstention des sénateurs socialistes.

Il n'y a pas aujourd'hui les 60 députés ou sénateurs ayant voté contre et disponibles pour saisir le Conseil Constitutionnel. Et pourtant il y a un doute sur la constitutionnalité de ce traité, même Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste, le reconnaît.
Le Parti de Gauche en appelle donc à Jean-Pierre Bel, socialiste, Président du Sénat qui se grandirait en saisissant lui-même le conseil comme la loi le lui permet.
Mais déjà, le Parti de Gauche appelle tous les électeurs à se saisir du vote Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle pour en faire un référendum très clair contre le modèle austéritaire que la troika européenne cherche à imposer partout en Europe contre la volonté des peuples.

Martine Billard,
co-présidente du Parti de Gauche


http://www.placeaupeuple2012.fr/sarkozy ... nationale/

Sarkozy veut en finir avec l’Éducation nationale

Citer:
Communiqué d’Eric Coquerel, conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon.

Au moins on sera prévenu. A Montpellier, Nicolas Sarkozy a poursuivi son travail de sape de la République. Après avoir réduit considérablement les moyens de l’Education nationale tout au long de son quinquennat, il s’attaque maintenant à ce qui reste de son ambition égalitaire. Fin du collège unique, professeurs polyvalents rémunérés à la carotte et embauchés directement par les chefs d’établissements : n’en jetez plus. A quand la fin de l’école obligatoire jusqu’à 16 ans ? A ce rythme on n’en est plus loin. Cet homme est décidément dangereux.


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MessagePublié: 02 Mars 2012, 01:52 
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C'est un peu tard mais voici ce qu'à approuvé l'UMP le 21 février dernier. Le PS s'est abstenu dans sa majorité. Le Front de Gauche a voté contre.

http://www.jennar.fr/?p=2286

Un véritable coup d’Etat se prépare le 21 février.

Citer:
Le but du MES est de « mobiliser des ressources financières et de fournir, sous une stricte conditionnalité, » un soutien à la stabilité d’un de ses Etats membres qui connaît des graves difficultés financières susceptibles de menacer la stabilité financière de la zone euro. A cette fin, il est autorisé à lever des fonds. Son capital est fixé à 700 Milliards d’euros.


Citer:
On s’en rend compte, les gouvernements signataires de ce traité ont créé un monstre institutionnel contre lequel les Etats eux–mêmes et à fortiori les peuples seront désormais totalement impuissants. Ainsi se poursuit, sous la pression du monde de la finance et des affaires, le démembrement du siège de la souveraineté populaire, l’Etat, au profit d’institutions échappant à tout contrôle.


Citer:
Qu’est-ce qu’un coup d’Etat ? C’est le remplacement d’un pouvoir légitime, issu du peuple, par un pouvoir qui ne l’est pas.

Le transfert, en toute illégalité, à des autorités européennes et internationales qui ne sont soumises à aucun contrôle démocratique de pouvoirs qui relèvent pas nature de la souveraineté populaire s’apparente à un véritable coup d’Etat.


Citer:
Avec le MES et le Pacte budgétaire (TSCG) , les peuples qui ont déjà été dépossédés des choix en matière monétaire du fait de la manière dont est géré l’euro (en particulier, le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne), seront désormais dépossédés de tout pouvoir en matière budgétaire.

Rappelons que la démocratie est née progressivement du droit réclamé par les peuples de contrôler les dépenses des gouvernants. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, adoptée le 26 août 1789, en son article XIV, proclame que « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »
Citer:

En France, à ce jour, seuls Jean-Luc Mélenchon au nom du front de Gauche et Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière se sont prononcés clairement contre le MES et ont appelé les parlementaires à ne pas voter les textes soumis le 21 février.


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MessagePublié: 03 Mars 2012, 13:09 
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http://appui.placeaupeuple2012.fr/lettre/lettre20.html

Citer:
Dernière cible du Président sortant, les enseignants et particulièrement ceux des collèges et lycées, à qui il fait miroiter un salaire majoré de 25% contre huit heures de plus de travail par semaine. Son but est de diviser les enseignants comme il veut aussi opposer les établissements entre eux au nom de l'autonomie. Une telle mesure reviendrait à augmenter le temps de travail de 50% sans que le salaire suive. Ce serait donc une diminution du salaire horaire des enseignants ! Et la surcharge brutale de travail (8 heures de cours + 8 heures de préparation) dégraderait sans doute la qualité de l'enseignement.


Citer:
De l'autre côté, François Hollande alterne. La semaine dernière il voulait rassurer la City. Cette semaine, il s'efforce de répondre à la montée du Front de Gauche : proposition lundi d'imposition à 75% sur les hauts revenus, dépôt mardi à l'Assemblée nationale d'un projet de loi pour garantir la poursuite de l'activité des sites viables après plans sociaux. Ca y est: Alain Duhamel a peur !

Sauf qu'en politique comme ailleurs, il y a la parole et les actes. Mercredi, le Mécanisme Européen de Stabilité passait au Sénat. Quelques voix socialistes s'y sont opposées mais l'immense majorité s'est abstenue permettant l'adoption du nouveau traité Sarkozy-Merkel. Un vote à contre-courant du mouvement social européen puisque le lendemain la CES appellait à manifester dans toute l'Europe contre ce traité et les politiques d'austérité..


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MessagePublié: 03 Mars 2012, 14:46 
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L'histoire a montré que toute politique d'austérité, parfois nécessaire pour retablir ses finances publiques ou préparer l'avenir n'est efficace que si elle s'accompagne, en parallèle d'une politique de croissance et d'investissement dans des secteurs stratégiques. C'est aujourd'hui ce qui manque et ajoutons que l'austérité, seule, appliquée de manière dogmatique est aussi coûteuse que la politique de relance et de dépenses publiques excessives. Tout excès est dérisoire !


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MessagePublié: 08 Mars 2012, 01:00 
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Le Front de gauche attend 20 000 personnes le 18 mars place de la Bastille

http://www.lemonde.fr/election-presiden ... 71069.html

Citer:
Le Front de gauche attend plus de 20 000 personnes pour son grand meeting en plein air prévu le 18 mars place de la Bastille à Paris, avec son candidat Jean-Luc Mélenchon, a-t-il indiqué mardi 28 février.

La date de ce meeting, qui démarrera par une marche entre la place de la Nation et celle de la Bastille, correspond à l'anniversaire du soulèvement de la Commune de Paris de 1871, l'occasion pour le Front de gauche de préparer "une grande initiative autour de la VIe République" et de la question européenne.

"Plusieurs dizaines de milliers de personnes", "au moins 20 000" sont attendues à Paris pour cette "grand marche familiale", a affirmé lors d'un point-presse au siège de campagne du Front de gauche aux Lilas, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

Cinq trains et un "nombre incalculable" de bus ont été commandés pour faire converger sur la capitale les milliers de sympathisants, a-t-il ajouté, estimant que la dynamique autour du Front de gauche est en train de "franchir une nouvelle étape".

(avec AFP)


A la TVA sociale injuste et à l'efficacité douteuse, l'UFC-Que Choisir privilégie une TVA sociétale

http://www.quechoisir.org/argent-assura ... -societale

Citer:
Aujourd'hui, Valérie PECRESSE a confirmé ce calendrier et précisé que la TVA sociale serait instaurée avant la présidentielle.


Citer:
La TVA dite « sociale », véritable serpent de mer, consiste à baisser les charges qui pèsent sur les salaires et à compenser le manque à gagner par un relèvement de la TVA. Simple dans son principe, ce dispositif se révèle néanmoins beaucoup plus incertain dans son application et ses effets.


Citer:
Dans un contexte de crise et de forte poussée inflationniste, l'impact de la TVA sociale sur le moteur de la croissance que constitue la consommation risque donc d'être dramatique et le dispositif se révéler parfaitement contre-productif.

S'agissant de l'emploi, les rapports officiels soulignent le très faible effet d'une TVA sociale : entre 22 000 et 35 000 emplois supplémentaires créés selon la DGTPE et l'OFCE, et encore, sous l'hypothèse d'un report des baisses de cotisations sociales dans les prix HT. Après la mascarade de la baisse des prix dans la restauration suite au passage de la TVA à 5,5%, inutile de dire que cette hypothèse laisse dubitatif.


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MessagePublié: 09 Mars 2012, 00:38 
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La différence salariale menace les vies et le futur des femmes

Citer:
À la veille de la deuxième Journée européenne de l'égalité des salaires (2 mars 2012), la parlementaire européenne GUE/NGL Gabi Zimmer, membre de la commission parlementaire de l'emploi et des affaires sociales, a constaté que «si les femmes gagnaient autant que les hommes, la moitié des mères célibataires seraient à l'abri de la pauvreté, et avec elles des millions d'enfants. Rien qu'en Europe, on dénombre 19 millions d'enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté».

Cette journée européenne, lancée par la Commission en mars 2011, vise à attirer l'attention sur la différence de rémunération entre les femmes et les hommes dans les États membres de l'UE et à encourager les initiatives visant à mettre un terme à cette différence. En 2010, les femmes en Europe gagnaient 16,4% de moins que les hommes et ce en dépit du fait que le principe d'égalité de rémunération à travail égal entre les femmes et les hommes est inscrit dans les Traités depuis 1957.

«Des améliorations ne seront possibles qu'en agissant concrètement pour promouvoir l'accès des femmes à des postes de dirigeants d'entreprises privées, en garantissant la transparence des négociations salariales par les partenaires sociaux ainsi que l'accès à des structures d'accueil pour enfants et aux soins pour tous!» a rappelé Gabi Zimmer.

L'eurodéputée néerlandaise Kartika Liotard estime que «nous devons exiger des actions garanties par un engagement politique fort plutôt que des promesses afin que les femmes reçoivent enfin un salaire égal à travail égal».

«Il faut que les femmes cessent de se contenter de promesses et d'intentions: elles doivent exiger à la place que des actions soit prises immédiatement! Et ce afin de lutter contre les mesures anti-femmes que la Commission européenne ne cesse de mettre en place en prétendant qu'elles sont nécessaires à la résolution de la crise économique et financière actuelle».

«En permettant à la Commission de continuer avec ces plans antisociaux tels que ceux proposés récemment dans le dernier livre blanc sur les retraites, les futurs revenus des femmes (qu'ils proviennent de salaires ou de la retraite) deviendront encore plus inégaux et leur indépendance serait compromise» a conclu Mme Liotard.


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MessagePublié: 09 Mars 2012, 01:04 
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http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... _3232.html

Le MES n'est pas un mécanisme de solidarité européen

Citer:
Le MES n'a pas vocation à conduire des politiques publiques d'investissement au niveau européen, ce qui pourtant serait bien utile, ni même d'aider à la convergence des trajectoires économiques et sociales des Etats membres. Et surtout, loin de permettre à l'Union européenne de s'émanciper de la toute puissance des marchés financiers, il en consacre la domination. Il vise simplement à prêter des fonds aux Etats qui auront du mal à emprunter directement sur les marchés financiers. Comment cela se passera-t-il ? D'abord, les Etats emprunteront sur les marchés financiers pour constituer le capital du MES, plusieurs centaines de milliards d'euros. L'Allemagne empruntera à un peu moins de 3 %, la France à un peu plus, et les autres pays à beaucoup plus. Premier résultat donc, la dette publique va s'accroître.


Citer:
Loin de sortir les Etats et la zone euro de l'emprise des marchés financiers, le MES la renforce encore. Les banques, qui peuvent emprunter à 1 % auprès de la Banque centrale européenne (BCE), prêteront au MES à un taux nettement supérieur. Le MES prêtera aux Etats à un taux encore supérieur et ces fonds serviront à payer la charge de la dette qui entrera dans les coffres des banques. C'est la solidarité version néolibérale, les banques solidaires avec elles-mêmes.


Citer:
Cerise sur le gâteau, l'octroi d'une aide financière sera, à partir du 1er mars 2013, conditionnée par la ratification du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l'Union (TSCG). Or ce traité, comme le note la Confédération européenne des syndicats – qui avait pourtant soutenu vigoureusement tous les traités antérieurs – "ne fait que stipuler la même chose : l'austérité et la discipline budgétaire". Nos auteurs indiquent que ce couplage entre le MES et le TSCG n'a pas de valeur légale. Mais le problème n'est pas juridique mais politique. En adoptant le MES, les Etats s'engagent politiquement à adopter le TSCG.

Bref, loin d'être un mécanisme de solidarité européen, le MES va être une camisole de force pour soumettre les peuples aux exigences des marchés et le S de MES risque fort d'être celui de servitude.


Citer:
Il existe pourtant une autre solution pour sortir de l'emprise des marchés : que la BCE finance, sous contrôle démocratique européen, les déficits publics des Etats. Cela est d'ailleurs possible dès aujourd'hui car l'alinéa 2 de l'article 123 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne autorise la BCE et les banques centrales nationales à prêter aux établissements publics de crédit qui pourraient donc par là-même financer les déficits publics. Sortir la dette publique de la mainmise des marchés est la condition de toute politique progressiste.


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