Barbarous a écrit:
Les avantages tirés par l'occident dans leur rapport avec israel;
Ça concerne l'amérique et l'europe (monde) plutôt qu'israel (proche orient)
Dans l'ordre chronologique :

Les pays occidentaux envoient de l'argent et des ressortissants à Israël.

La collaboration israélo-franco-britannique contre Nasser en 1956, victoire militaire qui tourna à la débâcle politique quand les USA et l'URSS contraignirent les vainqueurs à évacuer l'Egypte.

Avant la bombe israélienne et jusqu'en 1967, Français et Israéliens ont collaboré pour fabriquer leurs bombes atomiques. Les Français ont surtout participé dans la fabrication des vecteurs (avions, missiles, fusées), les Israéliens ont plutôt participé dans la fabrication des charges atomiques.

Depuis qu'Israël a la bombe atomique, il est devenu l'un des principaux bénéficaires des aides américaines (avec l'Egypte depuis son retournement contre l'URSS et l'Ukraine depuis son indépendance).

Le principal et unique avantage que les pays occidentaux retirent de leurs financements depuis qu'Israël a sa bombe est la stabilité d'Israël pour que les Israéliens dorment le plus tranquillement possible pour qu'ils ne bombardent le Moyen Orient et que les ressources et les lignes d'approvisionnement d'hydrocarbures du Moyen Orient restent sécurisées pour les économies occidentales et du reste du monde.
Nous payons Israël pour qu'il n'utilise pas son pouvoir de nuisance. Le coût de son entretien doit rester bien moindre que le prix de sa destruction.

D'autres avantages considérés sont contrebalancés.
Israël est une société moderne développant des innovations utiles à l'humanité
mais les Israéliens les développeraient aussi bien dans d'autres pays modernes.
Israël neutralise les activistes palestiniens
mais il n'y aurait pas d'activistes palestiniens sans Israël.

Je vois un avantage politique non seulement insidieux mais encore insoupçonné.
1. L'Occident a vu ses traditions dévastées par la révolution libérale partie des USA, de France et d'Angleterre. Ca ne s'est pas passé sans réactions violentes (monarchismes, totalitarismes, nationalismes, conservatismes, antilibéralismes, etc.).
2. En revanche, le libéralisme a amélioré les économies occidentales d'une manière que l'humanité n'avait jamais connu auparavant, et il a ainsi conquis l'âme, le coeur, l'esprit et la raison des Occidentaux puis des Européens centraux et des Japonais, puis des "bébés Tigres" et, depuis la fin de l'URSS, dans le reste du monde.
3. Là encore, l'extension de la révolution libérale au reste du monde ne s'est pas passée sans réactions violentes, voire extrémistes (bolchevisme, fascisme, nazisme, impérialisme japonais, Khmers rouges, etc.).
4. Aujourd'hui, les mondes arabo-musulmans sont confrontés à la révolution libérale. Ils sont tentés par ses attraits socio-économiques mais leurs forces réactionnaires (religieux, féodalités, tribalisme) sont effrayées par la perspective de perdre leur statut social économiquement indû, parasite ou carrément nuisible. Elles réagissent de manière violente (pressions familiales, claniques, féodales et religieuses) et même extrémiste (influence du wahhabisme, détournement de la révolution libérale par la révolution islamique en Iran, talibans...).
5. Israël sert à la fois de vitrine libérale (la rue arabe est obsédée par Israël, les juifs et le déclassement du monde arabo-musulman) et de repoussoir (la réaction antilibérale et anti-occidentale est associée à la xénophobie anti-israélienne).
6. Pourtant, je crois que les mondes arabo-musulmans ne sont pas plus bêtes que les Occidentaux, les autres Européens, l'Extrême-Orient, l'Amérique latine, l'Asie du Sud-Est (non musulmane) et l'Afrique noire. Je crois qu'ils succomberont à la révolution libérale et que tous ces soubresauts révolutionnaires, ces guerres civiles et étrangères feront un jour place à une société moderne et libérale.
7. En cela et dans ce processus, les comparaisons entre réussites israéliennes et désastres géopolitiques et socio-économiques des mondes arabo-musulmans servent d'électrochocs, certaines forces ultra-conservatrices allant jusqu'à singer des attitudes de l'Etat israélien (par exemple, la bombe d'Ahmadinejad n'aurait presque aucune utilité autre que morale et symbolique).
8. C'est déjà ça. L'Occident et le reste du monde étant déjà libéralisés ou en voie de l'être, la libéralisation des mondes arabo-musulmans ne peut que leur offrir des partenaires partageant des valeurs libérales communes, tout en supprimant des forces antilibérales hostiles, condamnées par leurs échecs et leur déclassement mais néanmoins nuisibles (terrorisme sunnite international, guerres coloniales racistes et exterminatrices au Soudan ou en Indonésie, etc.).
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Conclusion : l'Occident offre des ressortissants et des sous contre le silence des armes nucléaires israéliennes. Ce faisant, il entretient incidemment une vitrine libérale au Moyen-Orient.