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 Sujet du message: Médecin, quand reviendras-tu?
MessagePublié: 16 Fév 2012, 11:09 
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Passage choisi du livre de Robert Escande « Médecin, quand reviendras-tu ? »
J'ai longtemps hésité avant d'oser écrire ce livre. Comment résumer mes vingt années d'installation en qualité de médecin généraliste à Saint-Étienne en Montagne ? Il s'est passé tellement de choses bouleversantes, qui ont changé à jamais la vie des habitants de cette paisible commune rurale, et la mienne. Vingt années entre le rire et les larmes, la joie et la détresse, le bonheur et la souffrance, entre la vie et la mort. Le quotidien en bref d'un médecin de campagne, dont le métier est aussi bien d'assister aux accouchements que de fermer les yeux des morts. La routine d'un travail déjà profondément complexe, et dans le contexte de l'installation à Saint-Étienne en Montagne, considérablement amplifié par la caisse de résonnance du désert médical du haut plateau ardéchois. Mes succès et mes échecs n'auront pas les mêmes conséquences sur cette terre oubliée des dieux, balayée par la Burle, coupée du monde par des mois de neige formant sur des routes déjà chaotiques des congères infranchissables. L'exercice de mon «art médical» n'aura pas la même incidence ici que dans ma ville natale, Marseille, baignée de soleil, sublimée par la Méditerranée, la plus belle des mers, et qui n'avait qu'un seul défaut à mes yeux, responsable de mon lointain exil montagneux : la surpopulation médicale. Ayant la phobie de la salle d'attente vide, situation que j'avais vécue en qualité de remplaçant pendant un an, j'avais pris le contre-pied absolu : j'irais m'installer dans le seul canton de France qui n'avait jamais eu de médecin !
Situation alors inédite à l'époque, qui devint au fur et à mesure des années la dure réalité pour de plus en plus de campagnes.
Situation soi-disant déplorée par nos élus, mais à vrai dire provoquée, soigneusement entretenue par une politique, une fiscalité et une pression administrative écrasante. En réalité, à toutes les échelles du pouvoir, on assiste à une démolition en règle des cabinets médicaux qui subsistent. Tout est fait pour leur substituer des «maisons médicales», où de rares permanences effectuées par des docteurs souvent étrangers, donnent à notre administration le sentiment du devoir accompli, et la jouissance d'avoir remplacé à bon compte des médecins libéraux jugés trop indépendants, pas assez serviles...
Avant de franchir définitivement le pas, et en bon élève de ce que je pensais être à l'époque un comportement confraternel, j'écrivis au président du conseil de l'Ordre de l'Ardèche et aux médecins les plus proches de mon installation. Je leur faisais part de mon désir de venir m'installer en ce lieu, et de ma joie de pouvoir collaborer au suivi médical de cette population si éloignée des hôpitaux. Ils étaient tous étrangement distants de cinquante kilomètres, dans un canton ardéchois en contact de deux autres départements : la Haute Loire, et la Lozère. Sur un point de la carte, pas très loin du village, trois régions différentes se touchaient : le Languedoc-Roussillon, l'Auvergne, et la région PACA. Situation pour le moins écartelée, dont la bizarre impression de discordance était accentuée par l'extrême diversité du paysage, hésitant entre forêts denses et sombres de conifères dignes des Laurentides du Canada, et vastes steppes d'herbe rase balayées par des vents semblant venus de Mongolie orientale...
Avant d'arriver à Saint-Etienne en Montagne, un panneau signalant le partage des eaux entre Méditerranée et Atlantique vous mettait en garde, à des centaines de kilomètres d'un quelconque littoral : la pluviométrie ici vous jouerait des tours...


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MessagePublié: 16 Fév 2012, 12:35 
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J'admire les vrais médecins de campagne, ceux qui se donnent à fond ... j'ai habité un tout petit village dans l'arrière pays niçois où le désert médical est bien réel. Nous avons eu tour à tour, un roumain, un polonais, qui ne sont pas restés "trop dur" ... un pomponné de la ville de Nice, pas resté non plus ... et puis un beau jour est arrivé une femme avec ses 3 enfants sous le bras, elle a parlementé avec le maire, qui lui a trouvé un logement promptement, des places à l'école du village pour ses bambins et ça fait maintenant 5 ans qu'elle fait partie intégrante du village. Elle dessert plusieurs cantons, elle est toujours par monts et par vaux, le matin les consultations de 7h à 12h et l'après midi ... les villages enclavés des montagnes avoisinantes

Chapeau médecins de campagne et de montagne ... [smilie=icon_smile119.gif]
Vous écrivez joliment bien :)

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MessagePublié: 10 Mars 2012, 22:02 
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Bonjour, je souhaite être medecin moi-même. Même si j'ai encore au moins 9 ans avant d'y reflechir, je pense m'implanter dans mon département d'origine, la Marne. Ce département n'est pas considéré comme un désert médical, et à juste titre comparé à l'exemple cité au-dessus, néanmoins, on peut constater un manque de généraliste mais surtout de spécialiste. N'étant pas là pour parler de moi et de mon département, je voulais juste rebondir sur le terme "désert médical". Beaucoup de candidats à l'élection présidentielle parle de manque de medecins et promettent d'augmenter le numerus closus. Je tenais à dire qu'en valeur absolue, la France ne manque pas de medecins, le problème est leur répartition. Afin de s'octroyer quelques électeurs de plus, les politiques en viennent à simplifier au maximum les problèmes que nous rencontrons et je pense qu'il est de notre devoir de rappeler la vérité surtout dans une période aussi importante que celle-ci.


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MessagePublié: 16 Mars 2012, 10:56 
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Un des problèmes majeurs de notre société est devenu la désertification médicale du monde rural Français.Est-il normal de voir s'agglutiner quantité de généralistes en ville,et voir passer des communes de 4000 habitants de 3 medecins en moyenne il y a 15 ans à 1 seul aujourd'hui?Ne faudrait-il pas décréter à la sortie des facultés de médecine un quota minima de généralistes en campagne?


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MessagePublié: 16 Mars 2012, 10:59 
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Ils y mettront les derniers de la classe

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MessagePublié: 16 Mars 2012, 11:09 
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Si c'est au choix(Les meilleurs choisissent en premier) c'est clair.Alors il faudra un autre mode de sélection ou adieu au monde rural, car une petite commune sans médecin ni pharmacie est condamnée à disparaitre.


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MessagePublié: 16 Mars 2012, 12:46 
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Ne faudrait-il pas décréter à la sortie des facultés de médecine un quota minima de généralistes en campagne?

non.

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MessagePublié: 16 Mars 2012, 13:10 
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Quand on sait qu'une proportion non négligeable de diplomées n'exercent pas ou peu(situation de famille avec un mari subvenant largement aux besoins financiers) il y a vraiment un problème.Il est du devoir de nos politiques de ne pas laisser s'éteindre à petit feu l'exercice(difficile,certes) de la médecine en milieu rural.


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MessagePublié: 16 Mars 2012, 13:44 
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Certes, mais ce n'est pas un problème politique, du moins je doute qu'il puisse y avoir une solution politique au problème actuel des déserts médicaux.
Les anciens ne rechignaient pas à faire des semaines de 70h et avaient d'autre aspirations que de vouloir à tout prix fonder une famille avec un cocon bien confortable , le prix de l'essence était encore abordable , le service public ( la poste, les écoles etc...) n'avait pas encore déserté ces communes et la société avait bien plus de considérations pour les MG autrefois que de nos jours où le MG est considéré comme un pourvoyeur d'arrêt maladie/antibiotiques/antalgiques etc....., sans compter que puisque durant des années, on a expliqué aux Français qu' en travaillant 35 Heures, ils pouvaient vivre trés correctement c' est à dire: acheter leur maison, partir en vacances régulièrement et payer tout ce dont avaient besoin leurs enfants.

Les jeunes étudiants en médecine , rentrés en fac à cette époque ( cela remonte à environ 10 Ans ) étaient d' emblée bercés d'illusions pendant leurs études. Désormais, ils ne comprennent pas du tout pourquoi il faut envisager pleins d' heures supplémentaires et préfèrent donc consacrer plus de temps à leur famille,ce qui est plus facile en ville qu'en campagne, pour des raisons qui sont évidentes.

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MessagePublié: 16 Mars 2012, 14:14 
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Je suis entièrement d'accord avec vos propos Jehan;notamment sur la philosophie que se fait de son futur métier l'étudiant en médecine.Cela dit,je me fais du souci pour tous ces Français vivant en campagne que la désertification médicale(qui parait inéluctable) conduira à devenir des citadins.La France a aussi besoin de sa ruralité,à commencer par son agriculteur,ses enseignants,sa population tout simplement, qui vont bientot devoir faire 25km et plus pour trouver un généraliste(par ailleurs surchargé en patientèle) qui veuille bien les accepter comme médecin traitant.C'est un véritable problème socio-culturel que représente cet exode potentiel vers la ville de la quasi-totalité du contingent de médecins généralistes.


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MessagePublié: 16 Mars 2012, 14:23 
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Ça fait plaisir de savoir que des gens comme ceux la, existent encore !!!

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Nommer Fabius ministre ... Fallait oser !


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MessagePublié: 19 Mars 2012, 02:23 
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Je suis fille de médecin de campagne et médecin moi même.
Les conditions d'exercice à la campagne, je les ai éprouvées dans mon enfance : un père absent, épuisé avant l'âge. Il avait une conception sacerdotale de son métier, ce n'est pas mon cas.
Pourtant, exerçant en milieu hospitalier, j'accumule les heures sup et m'épuise à mon tour.
Je constate, dans un "non-desert médical", la rarefaction des médecins de ville, leur vieillissement, leurs difficultés réelles à organiser les gardes générant l'afflux dans les services d'urgence, leur manque de disponibilité pour toute action de prévention. L'hôpital public fonctionne grace à des medecins étrangers, dont certains sont honteusement exploités.
Le problème est la pénurie organisée de médecins du fait d'un numerus clausus instauré de longue date, et non pas , comme je le lit trop souvent une sorte de paresse de la jeune génération.
Les raisons en sont complexes, les syndicats médicaux ont leur part de responsabilité, la marchandisation croissante de la santé et l'insidieux désengagegement de l'état aussi.


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MessagePublié: 19 Mars 2012, 06:16 
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Pour recruter en (vraie) campagne, l'Etat n'a qu'à accorder un bonus : la retraite à 55 ans. Et il faudrait que la jeunesse se dise que les chères 35 heures de la mère Aubry n'est pas forcément un idéal de vie.
Hier soir, au JT, on interrogeait des étudiantes en hypokagne.
"Qu'est ce qui est le plus dur dans vos études ?".
"Me lever à 6h20 le matin quatre fois par semaine"

Et moi ? On m'a demandé si j'étais d'accord de me lever à 0h00 pour pour faire la garde pendant 4 heures une barcasse en ferraille de 55 marins pendant mon service ? A 18 ans ? Un an après la mort de ma mère ?

Il parait qu'il y a de plus en plus de 1ère année de médecine qui ne font pas la seconde. Ils savent ce qu'ils veulent ? On les a encore bien informé !

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L'humain est la moins sérieuse des créatures de cette planète.


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MessagePublié: 19 Mars 2012, 09:37 
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Il semble évident que réatirer les généralistes vers les campagnes passe aussi par des mesures fortement incitatives du gouvernement.Mais attention,si le Ministère de la santé est vraiment motivé en ce sens,je pense qu'il faudra leur faire un "pont d'or" quel que soit l'aspect que revetiront ces encouragements, si je puis m'exprimer ainsi.


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MessagePublié: 21 Mars 2012, 15:24 
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pili a écrit:
Il parait qu'il y a de plus en plus de 1ère année de médecine qui ne font pas la seconde. Ils savent ce qu'ils veulent ? On les a encore bien informé !


Évidemment qu'ils ne font pas la seconde, ils ne passent pas le concours, puisque les quotas sont ridiculement bas. Du coup non seulement on manque de médecins en France, mais en plus une bonne partie des étudiants français ayant échoué vont faire leurs études en Belgique, et c'est parti pour huit ans d'études, tous frais de scolarité payés par les impôts des belges, pour former des médecins qui iront exercer en France. Merci qui? Merci l'ordre des médecins, qui pour conserver un taux de "clients" par médecins élevé fait pression pour que le nombre des admis en deuxième année reste ridiculement bas.


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MessagePublié: 21 Mars 2012, 22:36 
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Je suis moi-même étudiant en médecine. Et je considère que l'on a pas à me forcer à aller travailler dans tel ou tel village après tout le travail que j'ai accompli. Que l'on essaie de donner plus d'avantages, comme c'est le cas (mais pas assez important) aux médecins qui s'installeront en campagne je veux bien, mais pas qu'on oblige les médecins à aller bosser à la campagne si c'est pas ce dont ils souhaitent.

Est ce que vous voudriez qu'on vous force à bosser dans un endroit qui vous rebute? Je ne crache pas sur la campagne, mais comprenez qu'après tant d'années d'études, on veut peut-être un peu plus qu'être généraliste à sillonner les champs de blé pour aller de ferme en ferme. Après si certains aiment ce mode de vie, libre à eux de s'engager dans les déserts médicaux.


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MessagePublié: 21 Mars 2012, 23:25 
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bah ... oui, .... mais, on ne peut pas laisser s'installer un désert médical à la campagne quand dans les villes, pour ne pas en nommer une en particulier, Nice ... où les médecins sont à touche touche et même certains au RMI ... alors les années d'études et le petit confort tout ça c'est du blabla, soit les médecins aiment leur travail, soit ils ne l'aiment pas ... si c'est pour le soleil et la bronzette y a les ONG exotiques pour ça

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MessagePublié: 21 Mars 2012, 23:27 
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Antho-NYC a écrit:
Je suis moi-même étudiant en médecine. Et je considère que l'on a pas à me forcer à aller travailler dans tel ou tel village après tout le travail que j'ai accompli. Que l'on essaie de donner plus d'avantages, comme c'est le cas (mais pas assez important) aux médecins qui s'installeront en campagne je veux bien, mais pas qu'on oblige les médecins à aller bosser à la campagne si c'est pas ce dont ils souhaitent.

Est ce que vous voudriez qu'on vous force à bosser dans un endroit qui vous rebute? Je ne crache pas sur la campagne, mais comprenez qu'après tant d'années d'études, on veut peut-être un peu plus qu'être généraliste à sillonner les champs de blé pour aller de ferme en ferme. Après si certains aiment ce mode de vie, libre à eux de s'engager dans les déserts médicaux.

bonjour le sens de l'assistance médicale...

c'est quoi déjà le serment d'Hippocrate ?

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"[...] Sens de la formule, sens des responsabilités, plein d’esprit, cartésien, fourbe et sans scrupule, de mauvaise foi" (Ussr, Discours de Fondation du parti, 2009)


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MessagePublié: 22 Mars 2012, 00:19 
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Euh j'ai beau lire et relire le serment d'Hippocrate, je ne vois écrit nulle part "tu soigneras à la campagne".

Je comprends très bien que des zones sont moins "médicalisées" que d'autres et que c'est fort ennuyeux pour les populations, mais ça ne change en rien le fait qu'être médecin dans une zone rurale est quelque chose de très spécial et qu'il faut aimer ça et non pas forcer les gens à s'y installer. J'ai toujours vécu en ville, et excepté pour les vacances, je ne pourrais pas vivre en campagne, le mode de vie ne me correspond pas du tout. Puis c'est bien beau de dire "si les médecins aiment leur travail...", médecin de campagne c'est peut être aussi pas super passionnant si on aime la chirurgie, les pathologies "complexes" ou l'activité hospitalière.

Si certains considèrent qu'être médecin en zone rurale est super important et intéressant, je vous invite à tenter le concours de fin de première année de médecine. Si vous considérez que la qualité de vie des médecins n'est pas importante en soit, je considère qu'elle l'est au moins autant que la votre.


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MessagePublié: 22 Mars 2012, 00:47 
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Je parlais juste que trop de médecins au même endroit ... tue la médecine
A Nice certains sont au RMI
Pas la peine de faire tant d'études ... [smilie=icon_smile034.gif]

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