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Sur le prix actuel du paquet de cigarettes le moins cher (5,40 euros), il y a peu près 1,20 euro que se partagent le fabricant (philip morris, altadis, british american tobacco...) et le debitant (le buraliste qui travaille, rembourse son fonds de commerce, emploie parfois un ou des salariés, consomme, paie des charges, taxes et impôts), les 4,20 euros restants partant directement dans les caisses de l'Etat et de la Cpam. Un fumeur peut coûter beaucoup d'argent à la collectivité, ou pas. Idem pour un non-fumeur. Un fumeur va rapporter une fortune à la collectivité, un non-fumeur c'est moins evident. Après, il faudrait calculer tous les coûts annexes. Les anti-tabac evoque le fait que il y a plus d'accidents de travail dans les secteurs primaire et secondaire chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Je pourrais retorquer, en tant que travailleur du secteur tertiaire, que ce sont les fumeurs qui font vivre ma boite. Je me suis amusé à calculer la marge operationnelle brute des collegues de mon service en fonction qu'ils soient fumeurs ou non-fumeurs. Sur 21 personnes, 11 non-fumeurs, 10 fumeurs. Sur les 10 fumeurs : 1 fait perdre de l'argent, 3 en font gagner, 6 en font gagner beaucoup. Sur les 11 non-fumeurs : 6 font perdre de l'argent, 3 en font gagner, 2 en font gagner beaucoup. Au-delà du problème comptable, il y a la question des libertés individuelles. Notamment l'interdiction de fumer dans les lieux de convivialité. Cela a très peu fait venir une clientèle de non-fumeurs qui de toute façon ne frequente que très peu les discothèques et les bars-pmu. Cela a poussé à mettre la clé sous la porte d'un certain nombre d'etablissements qui ont été deserté par les fumeurs. C'est plus complexe que ca n'en a l'air, tout ça, nan?
_________________ "la fumée du cigare est salubre car elle eloigne les moustiques et les humanistes" (Me Jacques Verges) "Vivre tue" " a chaque debut de mois, ils achetent ton silence... "
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