LU-CI-DE a écrit:
SBJ a écrit:
Libre à vous de trouver çà bien, c'est subjectif après tout...
Vous avez déjà vu le bâtiment hideux qui sert de Parlement européen à Bruxelles ? Ce mastodonte de la démesure, surnommé "Caprice des Dieux", - çà ne s'invente pas - a, non seulement coûté des millions d'euros à tous les contribuables européens, mais, de surcroît, été bâti sur un site populaire naguère occupé par des artistes vivant dans de très beaux ateliers "art-déco" (avec verrières,...). L'esprit était un peu le même que celui du vieux Montparnasse, qui connut également ce genre d'ateliers d'artistes...
Ces gens ont été chassés de chez eux moyennant une obole de "cent sous" censée leur servir d'indemnité d'expropiation symbolique, et la vieille gare Léopold, pourtant classée, qui datait de 1853, rasée et pompeusement renommée "Gare du Luxembourg" après enfouissement de ses voies sous une dalle de béton...(signe prémonitoire, la vieille gare Montparnasse, à Paris, sur le boulevard du même nom, avait aussi été rasée pour faire place à une tour hideuse...).
Ceaucescu n'avait pas fait mieux en faisant détuire tout le vieux Bucarest pour se faire constuire un palais excentrique...
C'est cela aussi l'Europe, le mépris des petits gens, du petit peuple ...
Et dire que c'est le même loufoque qui, qques messages au-dessus ou ailleurs ( je ne sais plus).. osait nous raconter que pour augmenter le pouvoir d'achat des "petites gens"... ben y'avait qu'à ... DEVALUER.
Mais bon sang qu'attendaient Ceaucescul ou les "rois-nègres" pour dévaluer... vingt - dieux !
En dévaluant à tour de bras, tous les mois, l'Afrique entière va devenir hyper riche... Plus riche que l'Arabie Saoudite...
Le roi du "n'importe quoi"..
.. C'est QUI, là ?
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***RFP Art. III 2.6 Insulte*** Jn , vous êtes prix Nobel d'Economie ? Non.
Robert Mundell l'était :
http://www.imf.org/external/np/vc/1999/121399f.htmet c'est lui qui a écrit (je suis genril, je surligne même les passages importants) :
Citer:
Pour comprendre la notion de choc asymétrique et le rôle du taux de change, supposons avec Mundell que l'Ouest du Canada produise des produits forestiers et l'Est des automobiles. Imaginons un changement des goûts des consommateurs qui augmente la demande pour les automobiles et diminue celle pour les produits forestiers. Ce choc est asymétrique dans la mesure où il crée une demande excédentaire pour les produits de l'Est et une offre excédentaire des produits de l'Ouest. Le prix des automobiles va tendre à augmenter entraînant une hausse générale des prix à l'Est; à l'inverse les prix vont tendre à diminuer à l'Ouest, entraînés par une baisse du prix des produits forestiers. Les termes de l'échange de l'Ouest avec l'Est se détériorent. Dans cet exemple, si les deux régions utilisent la même monnaie, le dollar canadien, la banque centrale du Canada va se trouver devant un dilemme: doit-elle combattre le chômage qui point à l'Ouest ou l'inflation qui menace à l'Est? Ce dilemme peut être résolu par la mobilité des facteurs de production, du facteur travail en particulier. Si le capital et le travail se déplacent des industries qui ont souffert d'une baisse de la demande vers celles qui bénéficient d'une demande excédentaire, de l'Ouest vers l'Est dans notre exemple, l'équilibre peut être rétabli dans la stabilité des prix et de l'emploi.
En l'absence de mobilité des facteurs de production, les chocs asymétriques pourraient être résorbés par une variation du taux de change, mais pour cela il faut que les régions affectées disposent de leur propre monnaie. Dans l'exemple précédent, si une banque centrale de l'Ouest existait, elle pourrait abaisser ses taux d'intérêts pour lutter contre le chômage, alors que celle de l'Est pourrait augmenter les siens pour lutter contre l'inflation. La monnaie de l'Ouest se déprécierait par rapport à celle de l'Est et l'équilibre serait rétabli à un coût d'ajustement moindre que si les deux régions avaient eu une monnaie commune.
De cette analyse se dégagent certains critères auxquels doit répondre une union monétaire. En tête de liste figurent l'absence de chocs asymétriques fréquents et de grande ampleur et la mobilité des facteurs de production. A ces deux critères, il convient d'ajouter la diversification des exportations (qui réduit l'impact sur l'économie de chocs affectant une catégorie étroite de produits d'exportation) et, pour les pays candidats à l'union, le degré d'ouverture de leur économie. Plus ce degré d'ouverture est élevé, plus l'économie du candidat sera sensible aux chocs et moins sa monnaie sera stable et liquide. Il s'en suit que pour une économie ouverte et diversifiée, les avantages de l'adhésion à une union monétaire en termes de gains de liquidité et de stabilité financière peuvent compenser les coûts d'ajustement supplémentaires que pourrait imposer son adhésion à l'union.
Ces considérations vont dominer les débats scientifiques sur l'Union monétaire européenne. La plupart des analystes vont conclure que les pays de l'Europe, qu'elle soit des six, des onze ou des quinze, ne constitue pas une zone monétaire optimalecar elle ne répond que partiellement aux critères précités. D'une part en effet, les zones monétaires optimales ne correspondront en tout état de cause pratiquement jamais aux limites d'un état ou d'une collection d'états existants. L'optimalité monétaire au sens étroit voudrait presque toujours que diverses régions d'un même état rejoignent des zones monétaires différentes, chacune dotée de sa propre monnaie. Ceci implique que toute proposition d'union entre états existants pourrait être rejetée pour cause de non-optimalité si l'on veut s'en tenir au sens strict du terme optimalité. D'autre part, le marché du travail dans les principaux pays européens souffre de rigidités prononcées. Le facteur travail, déjà peu mobile à l'intérieur de certains pays, l'est encore moins entre eux.
Le Mundell partisan de l'Euro peut répondre de plusieurs façons à ceux pour qui sa théorie des zones monétaires optimales condamne l'Union monétaire européenne à sa perte.
Tout d'abord, l'argumentation qui veut qu'un régime de changes flottants soit supérieur aux changes fixes ou à une monnaie commune pour amortir les effets de chocs asymétriques repose, comme l'article de 1961 de Mundell le relève explicitement, sur l'existence d'illusion monétaire. Les agents économiques souffrent d'illusion monétaire s'ils sont prêts à accepter une baisse de leur salaire réel pour autant qu'elle s'effectue au moyen d'une hausse des prix qui laisse leurs salaires nominaux inchangés, mais non si elle s'effectue par une baisse de leurs salaires nominaux. Dans notre exemple canadien, la dépréciation de la monnaie de l'Ouest entraîne une augmentation du prix des importations et du niveau des prix en général, compensant ainsi l'effet de la baisse de demande pour les produits forestiers produits dans la région. Si les travailleurs acceptent une baisse de leur salaire réel par le biais de l'augmentation des prix engendrée par la dévaluation, l'emploi pourra être maintenu.
Pour Mundell, l'on ne peut compter pour longtemps sur la persistance de ce type d'illusion monétaire. Ainsi, pour un petit pays ou pour une région où la part des importations et des exportations dans le PNB est importante, les effets d'une dévaluation sur le niveau des prix seront immédiats et l'illusion monétaire disparaîtra rapidement. De plus, si un pays recourt systématiquement à la dépréciation de sa monnaie nationale pour stimuler l'emploi, les salaires seront bientôt indexés et l'effet stimulateur disparaîtra pour laisser place à l'inflation. Dans ces conditions, le principal argument pour la flexibilité des changes est la possibilité ou la nécessité d'adopter un taux de change différent de celui du reste du monde. Possibilité d'adopter un taux d'inflation plus modéré si le reste du monde est instable et le pays stable; nécessité d'adopter un taux d'inflation plus élevé si le pays est incapable de gérer sa politique budgétaire et monétaire de façon stable.
Deuxièmement, à l'intérieur d'un même pays la mobilité du capital peut se substituer à celle du travail pour faciliter l'ajustement. Et l'union monétaire elle-même est un facteur d'intégration qui à la fois augmentera la mobilité des facteurs de production et réduira la probabilité des chocs asymétriques. Troisièmement, les avantages d'une monnaie commune et son effet intégrateur sur les autres marchés, financiers notamment, sont souvent sous-estimés, ou négligés, par les "économistes" qui ont recours à l'analyse de 1961 de Mundell pour attaquer l'Union monétaire européenne.